03 octobre 2006

 

Idrac sourde aux revendications des cheminots


La direction SNCF n’a apporté aucune réponse aux revendications et aux préoccupations des cheminots.

Pour la fédération SUD-Rail le mécontentement et les inquiétudes des cheminots ne font pas l’objet à ce jour d’une réelle prise en compte par la présidente, ce qui confirme la nécessité de construire un mouvement fort et unitaire.

Le plan FRET s’est avéré catastrophique pour les cheminots mais aussi pour l’entreprise et la collectivité. En 6 ans, la part modale est passé de 20 % à 12 %. Avec le développement des transports de marchandises, pour revenir un équilibre route/fer de 20 % comme en 2000 il faudrait à l’horizon 2020 tripler notre trafic ! Tout cela confirme ce que nous disions: l’ouverture à la concurrence ne permet pas un rééquilibrage intermodal en faveur du rail mais une réattribution des marchés les plus rentables à des groupes privés.

Le décret relatif au temps de travail dans les entreprises ferroviaires a été suspendu par De Villepin pour une durée de 18 mois. Pour SUD-Rail, l’objectif n’est pas de niveler par le bas les conditions sociales des salariés en « resserrant au mieux les écarts », comme le dit la direction, mais d’étendre les règles applicables à la SNCF à l’ensemble du secteur ferroviaire.

La pérennisation du régime de retraite des cheminots est quasi-acquise à l’horizon 2020, compte tenu des évolutions démographiques. Pour SUD-Rail, il est du devoir de la direction SNCF de rétablir les contrevérités régulièrement annoncées concernant son déficit ainsi que le montant réel des retraites des cheminots.

SUD-Rail demande la réouverture de négociations salariales. La réponse de la direction ne va pas dans ce sens; elle rappelle au contraire que les cheminots ont été davantage augmentés en 2006 que sur les 10 dernières années.

La Direction de l'entreprise est restée sourde également aux demandes d'arrêt des sanctions disproportionnées subies par les vendeurs en Ile de France ainsi que l'arrêt de l'acharnement antisyndical sur la région de Dijon.

L’ensemble des autres organisations syndicales a fait part du climat de mécontentement qui monte dans l’entreprise face aux nombreuses réorganisations et à la privatisation rampante.

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