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07
septembre 2006
Les "amis" UMP de la SNCF en chasse contre les militants
SUD-Rail
SUD-Rail dénonce la chasse aux sorcières organisée par la présidente de la SNCF
et la directrice de région de Dijon qui veut licencier Zabir G suite à un non
respect d’une procédure comptable. SUD-rail considère cette sanction
disproportionnée (la somme en jeu est de 120 euros) et inacceptable ; notre
élu paye cher le fait de s’appeler Zabir et d’être à SUD-Rail.
Scandalisé par cette sanction, SUD-Rail mobilise quelques militants pour
apporter son soutien à Zabir G lors de la réunion du comité d’établissement de
Dijon. La directrice de région (qui ne cache ses sympathies politiques pour l’UMP)
refuse tout débat, joue la provocation et s’abrite derrière quelques cadres
zélés qui lui ouvrent manu militari un chemin pour rejoindre son bureau.
La légère bousculade ainsi créée lui donne un prétexte pour s’offrir un autre
militant SUD-Rail dont le sifflet l’indisposait. Elle fait monter, témoignages
de cadres à l’appui, un dossier contre lui et l’accuse d’agression avec arme par
destination. Notre camarade a été arrêté par la police, placé en garde à vue
pendant plus de 24 heures et son domicile perquisitionné. Trois autres plaintes
contre X ont été déposées par la direction régionale de Dijon.
Dans sa chasse aux élus SUD-Rail, la directrice de Dijon a reçu l’appui total
d’une autre sympathisante UMP, Anne Marie Idrac. Difficile de ne pas voir
dans ces faits, une orientation politique et la poursuite du mouvement de
criminalisation de l’action syndicale soutenu par Nicolas Sarkozy.
La rencontre entre la fédération SUD-Rail et la nouvelle présidente de la SNCF
mercredi 06 septembre s’est révélée affligeante, puisqu’aux fins de non recevoir
faites à nos demandes de levée des sanctions s’est ajouté un ton condescendant
révélateur du mépris qu’éprouve la Présidente pour les représentants SUD-Rail.
Pour SUD-Rail, la présidente aurait pu mieux commencer son mandat à la tête de
la SNCF.
SUD-Rail engagera, avec les cheminots, toutes les actions jugées nécessaires si
la direction ne stoppe pas immédiatement cette chasse aux sorcières contre les
représentants des cheminots. | |