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08
novembre 2007
La grève reconductible reste la seule perspective !
Le ministre Xavier Bertrand sait faire
semblant de négocier, mais il refuse toujours de recevoir
une délégation de SUD-Rail (2ème organisation à la
SNCF) ainsi que les autres syndicats de l’union syndicale
Solidaires concernés. Il présente son aménagement de la
réforme comme une avancée, alors qu’il ne bouge pas sur les
principes que nous n’acceptons pas : les 40 ans de cotisation,
la mise en place de décotes, la fin des bonifications.
Nous refusons cette régression sociale.
Il faudrait, dans notre société de chômage qui met les seniors à
la porte avant 58 ans, qui ne permet pas aux salariés de cotiser
pendant plus de 37 ans, que nous acceptions de faire semblant de
travailler plus longtemps, de subir une pension calculée en
proportion des années effectuées sur les 40 et bientôt 41 ans
des réformes. L’aménagement de X Bertrand change peu de choses.
Avec cette réforme, un cheminot se situant dans la moyenne,
même en travaillant 2 ans et demi de plus, ne touchera même pas
59% de son ancien salaire.
Nous revendiquons un retour aux 37,5 ans
pour tous. C’est possible selon le chiffrage officiel du
Conseil d’orientation des Retraites qui en estime le coût entre
2 à 5% du PIB, à étaler d’ici 2050. Les sommes nécessaires à
l’équilibre de tous les régimes des retraites s’avèrent de même
niveau que le montant des cadeaux récents du gouvernement aux
plus riches.
Prendre un peu dans la poche du plus grand
nombre pour donner beaucoup à quelques-uns, c’est une politique
que nous refusons et que nous ferons changer par une grève
reconductible, à laquelle appelle, de façon unitaire, les
syndicats SUD de la SNCF, de la RATP, de l’EDF-GDF, de l’Opéra
National de Paris…
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