10
novembre 2006
Nucléaire: triste anniversaire !
Il y a 2 ans, le 7 novembre 2004 Sébastien Briat
décédait lors d'une manifestation antinucléaire. Avec bien d’autres, il voulait
s'opposer pacifiquement au convoi de déchets nucléaires qui allait de La Hague à
Gorleben. Deux ans plus tard, la COGEMA met la SNCF en situation de renouveler
cette triste opération : un nouveau convoi ferroviaire de déchets nucléaires
part le 10 novembre de Valognes vers l’Allemagne.
Le réseau « sortir du nucléaire » a exprimé sa plus vive émotion. La fédération
SUD-Rail partage ce sentiment.
Des initiatives de protestation ont lieu les 10
et 11 novembre le long du parcours du convoi ferroviaire de déchets nucléaires.
Une manifestation aura lieu en particulier vendredi 10 novembre, à minuit en
gare de Darnétal, 5 Km à l'est de Rouen, à l'appel de "Sortir du nucléaire 76".
La fédération SUD-Rail dénonce le mépris ainsi affiché envers la mémoire de
Sébastien Briat, réaffirme sa solidarité envers les proches de Sébastien.
Lors de son récent congrès fédéral, SUD-Rail a débattu du nucléaire, et adopté
des positions claires :
"La technologie
électronucléaire est une technologie issue du passé. Il n’est pas concevable que
pour la consommation d’un siècle d’électricité nous laissions à nos enfants et
petits enfants des déchets nucléaires d’une durée de vie de plusieurs centaines
de milliers d’années.
Nous leur léguons un cadeau
empoisonné ! De plus, cette technologie entraîne des risques majeurs pour la
population, en terme d’accidents, d’attentats ou de prolifération.La
nucléarisation croissante du monde est un danger majeur pour l’humanité. Le
vieillissement des centrales nucléaires et la construction de nouveaux réacteurs
EPR accentuent notre inquiétude d’autant plus que la question des déchets ne
trouve toujours aucune solution satisfaisante.
Pour cela, nous estimons que
la France doit sortir du nucléaire au plus vite, privilégier l’efficience
énergétique, ainsi que le recours massif aux énergies renouvelables. Transporter
des matières radioactives ne fait qu’accroître le risque d’accidents, d’attentas
ou de vols des matières. La règle devrait être de stocker les déchets là où ils
sont produits, tant qu’une technologie viable permettant d’abaisser leur durée
de vie n’a pas été mise au point.
Toutefois, dans le cas où les
matières radioactives doivent être transportées (en général vers La Hague), nous
préférons que le train soit privilégié à la route. En ce qui concerne les
déchets nucléaires étrangers, nous refusons qu’ils transitent par le sol
français." |