18 mai 2007

 

Un gouvernement de rupture... sociale !

Durant la campagne présidentielle lorsque les principaux candidats parlaient de la SNCF, c’était pour fustiger les cheminot(e)s et leur régime de retraite ou le droit de grève. Pas un mot sur la politique des transports ou sur le bilan de la libéralisation ferroviaire qui s’est traduite, par exemple, par une chute importante du trafic marchandise au profit de la route.

Pour la fédération SUD Rail, la composition du nouveau gouvernement qui vient d’être annoncée n’est pas une surprise. La fédération note toutefois que les transports devront se contenter d’un secrétariat d’état. Le numéro 1, François Fillon et le numéro 2, Alain Juppé ont ceci en commun d’être deux anciens ministres qui se sont déjà directement affrontés aux salarié(e)s. En 2003, pour Fillon et en 1995 pour Juppé, tous les deux en attaquant la protection sociale des salariés. Ces deux ministres avaient ainsi réussi à créer les conditions de deux des plus importants mouvements sociaux de la Vème République.

Les retrouver aux deux plus hautes fonctions de ce gouvernement prouve que Sarkozy confirme son choix de l’affrontement contre l’ensemble des droits sociaux des salarié(e)s. C’était le sens de ses déclarations sur le droit de grève, les droits syndicaux, le droit du travail, les retraites, la santé.

La fédération SUD-Rail appelle l’ensemble des travailleurs du rail et toutes les organisations syndicales à contrer les attaques que ne manquera pas de faire ce gouvernement. Sarkozy a annoncé qu’il n’y aura pas de trêve estivale. Pour SUD-Rail, il n'y en aura pas plus.

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