21 février
2008
Présidence de la SNCF : ça y est, enfin calife à la place du
calife !
Le suspens
insoutenable dont l’immense majorité des cheminots n’avait que
faire, a pris fin: c’est Guillaume Pépy qui deviendra président
de la SNCF à compter de la semaine prochaine. Avec cette
nomination, le gouvernement récompense celui qui a réussi à
faire croire que «grâce à lui» la contre-réforme des retraites
avait été acceptée par certaines organisations syndicales.
Surtout, le
gouvernement confirme que le découpage de la SNCF en « activités
» de plus en plus autonomes va se poursuivre … jusqu’à la
filialisation et la privatisation. Sauf si d’improbables
engagements contraires étaient pris, vers un développement d’une
SNCF entreprise de service public ce qui passe par l’arrêt
immédiat des restructurations actuelles (fret, contrôleurs,
etc.), cela motivera le vote contre cette nomination de
l’administrateur SUD-Rail.
Guillaume Pépy, c’est le
règne de la « communication » … c'est-à-dire l’art de rendre
joli ce qui ne l’est pas, la faculté de monter en épingle du
vent. Ce n’est vraiment pas de ça dont ont besoin cheminots et
usagers. Enfin, Guillaume Pépy est le zélé défenseur de la «
nécessaire adaptation » (comprendre : régression sociale) des
cheminots, au nom de la concurrence … qu’il aurait rejoint (Air
France ou Veolia) si on ne lui avait pas donné la place de
numéro 1 de la SNCF. |