23 octobre
2006
Mme Idrac a des
pratiques archaïques !
C’est de Séville en Espagne que Mme Idrac a décidé de provoquer les cheminots et
leurs organisations syndicales. La fédération SUD-Rail ne tombera pas dans
les provocations qui visent à nous entraîner dans une surenchère verbale. Ce qui
importe, c’est la défense du service public ferroviaire, la défense des
conditions sociales de l’ensemble des travailleurs du rail.
Mme Idrac insulte les cheminots et leurs organisations
syndicales. C’est son choix et nous le déplorons. Pour
SUD-Rail ce qui est archaïque, c’est de vouloir imposer des
conditions sociales plus mauvaises sous prétexte de modernité.
Les gouvernements français successifs
ont décidé de mettre en œuvre la « libéralisation » prônée par
les ultra-libéraux de la Commission Européenne. Aujourd’hui,
« au nom de la libre concurrence » ils veulent modifier les
règles sociales et de sécurité applicables au chemin de fer,
pour favoriser les entreprises privées ! C’est inacceptable.
Si le mur de Berlin est tombé, il reste
manifestement des Bastille à prendre ! L’attitude de Mme Idrac
est grossière. Elle est conforme à la politique que mène la
direction SNCF qui, par exemple, multiplie ces derniers mois les
licenciements à l’issue de procédures disciplinaires expéditives
dans lesquelles les droits de la défense sont bafoués.
Mme Idrac dit « ne pas comprendre
dans quel siècle on est » à la SNCF. Pour SUD-Rail les
choses sont simples : si Mme Idrac « ne comprend pas bien »,
elle peut laisser la place, laisser les cheminots organiser le
service public ferroviaire auxquels ils sont attachés, et pour
lequel ils travaillent la nuit, les jours fériés, les week-ends,
en y laissant malheureusement la vie pour certains.
Mme Idrac souhaiterait avoir des syndicats
qui accompagnent et légitiment les choix patronaux ; ce n’est
pas le type de syndicalisme de SUD-Rail, ce n’est pas le type de
syndicalisme choisi très majoritairement par les cheminots. |