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Attendue depuis des
lustres, cette première table ronde du 25 mai 2004 a ouvert la
négociation sur les personnels contractuels et le règlement PS 25.
Cette négociation a été imposée par la mobilisation des
contractuels et de tous ceux qui combattent ces inégalités
intolérables que vivent plus de 5000 salariés hors-statut de
l’entreprise.
La suppression de la clause
de nationalité, une retraite équivalente à celle des agents du cadre
permanent, une couverture sociale identique à celle des autres
cheminots, un vrai déroulement de carrière avec une seule grille des
salaires, telles sont les revendications essentielles que SUD-rail a
défendu lors de cette première réunion avec la direction SNCF.
Appuyés par un rassemblement de plus de 300 agents et soutenus par
les syndicats SUD-rail, CGT et FO, les fédérations syndicales ont
exigé que cette négociation ne se résume pas à un simple « toilettage
» des textes réglementaires.
La direction a fait les
annonces suivantes :
Classifications –
Salaires – Commissions de notations – Facilités de circulation
Création d’une classe D pour les agents de
l’annexe A1. Cette mesure revendiquée depuis longtemps doit
permettre à de nombreux agents d’accéder, comme leurs collègues du CP,
à l’équivalence de la qualification D.
Suppression de l'annexe A2 et intégration dans l'annexe A1.
Quelques dizaines d'agents concernés.
Aucune modification pour l'annexe A3 (personnel de service, etc..)
SUD-rail a dénoncé vivement ce mépris envers cette catégorie (1600
agents) qui concentre les plus bas salaires de la SNCF, qui n'ont
aucun espoir de déroulement de carrière, et à qui on refuse même une
prime de fin d'année. Il n'est pas question pour nous d'en rester là !
Création de 2 catégories pour l’annexe C (Cadre
et non cadre). Cette disposition ne va rien régler. Dans
cette catégorie de contrats "de gré à gré" (réservée à du personnel
tenant des emplois de maîtrise ou cadre) il se fait aujourd’hui un peu
tout et n’importe quoi. Il y a donc nécessité d’uniformiser les
contrats et de se rapprocher au maximum des conditions de salaire des
agents du CP. On ne s’oriente pas vers cela !
Augmentation générale des salaires en même temps
que les agents du Cadre permanent. Cela ne change rien ou
presque puisque c’était déjà le cas dans les faits aujourd’hui. De
toute façon, cela ne va pas modifier le niveau misérable des
augmentations générales de salaire qui restera le même pour tous
(rappel : 0% en 2003 et +0,5% début 2004).
Meilleure information des institutions représentatives du personnel.
L’annonce est restée très vague… sans autres précisions. SUD-rail a
insisté pour que ce contrôle se situe au niveau des commissions de
notations par les délégués du personnel avec les mêmes garanties que
pour tout agent.
Facilités de circulation.
Il est envisagé un système qui donnerait la libre circulation aux
retraités contractuels dans les transports de proximité (limité à la
région ferroviaire des agents). Il est scandaleux que la direction
se limite à cette mesure. Donner aux retraités contractuels les mêmes
droits qu’aux agents du CP ne coûte pas un sous à l’entreprise. Elle
doit régler cette dernière inégalité en ce domaine.
Protection sociale – Assurance Maladie
Accès aux cabinets médicaux dans le cadre de la
médecine de soins C’est non… pour cause de refus du
ministère de la santé !
Accord de prévoyance
La direction s’oriente vers un accord de prévoyance couvrant les
arrêts de travail pour maladie, l’assurance décès, l’assurance
invalidité… Cet accord de prévoyance serait co-financé par
l’entreprise et les salariés concernés. La grande question qui reste
en suspens, c’est bien évidemment quelle sera la part supportée par
les contractuels qui vont devoir payer pour avoir une meilleure
protection sociale ? La direction renvoie toutes ces questions à
une prochaine négociation sur cet accord de prévoyance.
La
seule information qu’elle a consenti à donner aux syndicats, c’est sa
volonté de maintenir le délai de carence de 3 jours (en comparaison
pour le CP, il s’agit du retrait du ¼ de solde pendant les 4 premiers
jours). Néanmoins, elle réfléchit à un complément avant le 11ème jour
de maladie.
SUD-rail, comme la quasi-totalité des autres
syndicats a condamné cette pré-annonce sur les jours de carence ; nous
exigeons que la couverture des arrêts maladie soit au minimum
équivalente à celle des cheminots au statut.
Clause de Nationalité – Retraites
Il n’y aura pas de suppression de la clause de
préférence nationale. La direction emploie toutes sortes
d’arguments les plus fallacieux les uns que les autres pour maintenir
la clause de nationalité. Le seul que nous avons bien compris, c’est
le coût de cette mesure si elle était appliquée – 60 à 70 millions
d’euros. SUD-rail a rappelé le caractère discriminatoire de cette
disposition qui exclut du statut des agents sous le seul prétexte
qu’ils sont nés de l’autre coté de la Méditerranée.
Retraites – Fin de carrière La direction
est prête à ouvrir des négociations sur l’accord de fin de carrière à
partir de 55 ans pour les contractuels. Comme cet accord est
applicable jusqu’à fin 2004, la SNCF souhaite l’adapter pour le rendre
plus attractif. C’est évidemment une annonce qui peut donner espoir
aux centaines de contractuels qui pourraient ainsi partir en retraite
dans des conditions acceptables. Mais la direction n’a pas donné plus
d’indication sur le contenu futur de cet accord, donc restons
attentifs et surtout mobilisés ! La délégation SUD-rail l’a
rappelé fortement : le niveau moyen des retraites perçu par les
contractuels est inacceptable. Il faut un dispositif qui permettre à
ces agents, qui ont été pour la plupart employés dans les boulots les
plus pénibles de la SNCF, de partir à 55 ans avec une rémunération
équivalente aux cheminots à statut.
Les discussions vont
donc se poursuivre avec la direction. Il y aura deux nouvelles
réunions avant l’été – une sur les classifications, salaires, etc.. et
l’autre sur les conditions de départ en retraite - fin de carrière.
Une troisième réunion sur le futur accord de prévoyance se tiendra en
septembre.
Pour la fédération SUD-rail,
les premières propositions de la direction constituent une base de
discussion mais ne règlent pas encore les principales inégalités
vécues par les personnels contractuels. La mobilisation doit continuer
pour imposer d'autres avancées plus justes et plus sociales.
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