Edito
Accord d'entreprise en faveur de l'emploi de travailleurs handicapés
Préambule
La politique d'emploi des personnes handicapées
Dispositions conventionnelles
Annexes
Edito
Trop souvent, nous mettons rapidement "de côté" les aspects revendicatifs liés à l'embauche de travailleurs handicapés, aux reclassements de collègues devenus inaptes, aux contrats passés par la direction locale et régionale avec les structures faisant travailler des personnes handicapées (Centres d'Aide par le Travail ; Ateliers Protégés).

Nous pensons qu'il n'y a pas de "principales" ou de "secondaires" revendications syndicales. Les dossiers individuels liés aux différents aspects du handicap ou de l'inaptitude, sont toujours difficiles à gérer.

Pour autant, le constat que nous faisons est sans appel : depuis de nombreuses années, la direction de l'entreprise considère qu'elle est en "terrain conquis" et qu'elle décide unilatéralement du devenir de ses agents. Plusieurs textes régissent les procédures d'embauche de Travailleurs Handicapés et les reclassements…mais dans la plupart des établissements ces règlements ne sont pas respectés par la ligne hiérarchique des établissements.
C'est pourquoi, prenant l'occasion de la signature du nouvel accord pour l'emploi des travailleurs handicapés - texte signé par SUD RAIL le 18 septembre 2002 - et couvrant la période de 2003 à 2007 ; nous proposons à tous les militant(e)s SUD Rail de se saisir du texte commenté de l'accord.

Ce guide a pour objectif d'intervenir en soutient à toute démarche militante tant pour permettre une insertion sociale correcte des personnes handicapées, que pour intervenir afin que les collègues déclarés inaptes à un emploi ne soient pas "jetés" par la direction qui utilise trop souvent les procédures de réformes comme une méthode de licenciement !

Pour SUD Rail ; il est plus que temps :
  • d'imposer à la direction une prise en compte des éléments liés à la définition du "respect de l'humain" ;
  • d'intervenir pour réduire les risques physiques et psychiques que peuvent subir les cheminot(e)s ; conséquences directes de la dégradation des conditions de travail, notamment par la "course démente à l'augmentation de la productivité" ;
  • d'obliger les dirigeants SNCF à appliquer les "principes généraux de prévention" dans tous les chantiers afin que de moins en moins d'agents "ne perdent leur vie à la gagner" et que les cheminot(e)s usés par les mauvaises conditions de travail (travail en décalé, découchés, cadences sans cesse augmentées, gestion quotidienne de la pénurie de personnel, ordres contradictoires : vendre mieux avec moins de cheminot(e)s, travailler plus vite sans respect "stricto sensus" de la sécurité,...) puissent légitimement conserver leur place à la SNCF et ne pas être "jetés" par l'utilisation abusive et injuste des procédures de réforme par la direction SNCF.

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