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- Répartition de la charge de travail 2004
Répartition de la charge de travail pour 2004 : la pression monte !
Lors des CSR (Commissions Spécialisées Réseaux) exceptionnelles et de la réunion interfédérale avec la DDT du 7 novembre, la répartition de la charge de travail et les nouveaux critères de l’équipement des trains ont été présentés par la DDT (Direction Déléguée Trains). Ces deux éléments touchent directement le problème récurrent des effectifs des ECT. De plus, ils préfigurent la future mise en place du projet ALLIANCE en 2006 (répartition flexible des charges de travail, équipement ciblé….)

La répartition de la charge de travail
Elle découle directement du projet de rééquilibrage du compte Corail en déficit. La direction place les trains Corail en trois segments :
1. les dessertes en équilibre ( Théoz, Corail à plus de 300 voyageurs / jour)
2. les dessertes fragiles ( maintien provisoire par une baisse des charges)
3. les relations structurellement déficitaires ( suppression des dessertes sauf sponsorisation par les Conseils Régionaux). La baisse des charges de 15 % sur les ASCT est le produit de l’optimisation et la remise à plat des roulements, la diminution des relèves, accompagnement de bout en bout, homogénéisation des équipages, accompagnement à un seul ASCT et suppression du quatrième agent sur les trains de nuit à tranches multiples.

SUD-rail condamne ce projet qui provient de la suppression de la péréquation Corail/TGV et de l’augmentation aberrante des péages pour payer la dette d’RFF( et de par là même, de nouveau, engraisser les banques, bloquer les salaires des cheminots et participer à l’augmentation du chômage par le gel des embauches).

La DDT a imaginé une nouvelle affectation des charges de travail entre ECT sur le critère unique du coût des ASCT. Les ECT les plus économiques en terme d’accompagnements( respect d’un coefficient RCM imposé et non plus calculé, embauche de CDD que certaines ECT n’hésitent pas à utiliser en bafouant la réglementation…) se voient affecter une charge de travail supplémentaire sans les effectifs nécessaires au détriment des autres.
Par ailleurs, SUD rail refuse que l’on impose ces nouveaux critères de répartition de charges décidés de façon unilatérale qui entraînent une fois de plus une dégradation des conditions de travail des agents et globalement la baisse des effectifs roulants ( Starter en 2003 et futur budget d’austérité 2004 prévisible). Aussi, nous exigeons une répartition de la charge GL dans tous les ECT et que cette répartition fasse l’objet d’une concertation nationale afin de préserver une équité entre les ECT.


Les nouveaux critères d’équipement des trains
La DDT impose un nouveau critère : l’occupation des trains. Cela entraîne la suppression d’un agent sur certaines relations. La base de l’étude repose sur une fiche multicritère prenant en compte un ensemble d’éléments décidé de façon unilatérale par la DDT (transversale Grand Sud suppression d’accompagnements pour Nîmes et Toulouse, TGV Paris Lille suppression de l’agent B).

Pour être complet, en Ile de France, malgré l’accident récent de la ligne D encore dans toutes les mémoires, la DDT attaque la deuxième phase de la mise en place de l’EAS sur Paris Nord (- 6.7 journées de travail) et la suppression des navettes Bondy/Aulnay sur Paris Est (- 12.1 JT) remplacées par le tram train sans ASCT. La ré humanisation de la banlieue est bien vite oubliée ! de plus, il est intolérable que la baisse conjoncturelle des agressions ne soit utilisée par la direction que pour calculer les suppressions d’effectifs au vu des risques de retour à des situations antérieures qu’elle prend en toute connaissance de cause.

SUD-rail condamne une nouvelle fois l’EAS et réaffirme que les besoins en équipement des trains ne peuvent pas reposer sur les critères de la DDT mais sur des critères d’amélioration des conditions de travail, de sécurité, de sûreté et une véritable prise en compte raisonnée de la lutte contre la fraude. Nous préconisons un équipement minimum de deux agents sur tous les trains de jour et un minimum de trois agents sur les trains de nuit.

Par ailleurs, SUD-rail trouve inadmissible, au vu de la situation dans les établissements aujourd’hui le non recrutement de 136 ASCT budgété en 2003. La conséquence de cet état fait apparaître sur le terrain le sous effectif chronique des ECT entraînant des postes non tenus, des agents B virtuels, des JT au limites du RH 0077, des congés RM refusés, des RP décalés repoussés et parfois non attribués.

Lorsque l’on connaît les besoins des usagers non satisfaits, la nécessaire amélioration des conditions de travail des ASCT et la montée pernicieuse du chômage dans notre pays il est intolérable que la direction joue à fond le jeu du libéralisme et compromette pour longtemps le développement de notre entreprise.

Les ASCT doivent se mobiliser contre les projets néfastes de la direction déléguée trains en matière de répartition de la charge de travail, la lutte doit s’organiser nationalement car les conflits locaux ne peuvent que déplacer les problèmes sans les résoudre sur le fond.
Dés aujourd’hui, construisons ensemble le rapport de force nécessaire si nous avons la volonté de combattre vraiment les orientations de la direction.