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Lors des CSR (Commissions Spécialisées Réseaux)
exceptionnelles et de la réunion interfédérale avec la DDT du 7
novembre, la répartition de la charge de travail et les nouveaux
critères de l’équipement des trains ont été présentés par
la DDT (Direction Déléguée Trains). Ces deux éléments touchent
directement le problème récurrent des effectifs des ECT. De
plus, ils préfigurent la future mise en place du projet ALLIANCE
en 2006 (répartition flexible des charges de travail,
équipement ciblé….)
La répartition de la charge de travail
Elle découle directement du projet de rééquilibrage du compte
Corail en déficit. La direction place les trains Corail en trois
segments : 1. les dessertes en équilibre ( Théoz, Corail à plus de 300
voyageurs / jour) 2. les dessertes fragiles ( maintien
provisoire par une baisse des charges) 3. les relations structurellement déficitaires ( suppression
des dessertes sauf sponsorisation par les Conseils Régionaux).
La baisse des charges de 15 % sur les ASCT est le produit de
l’optimisation et la remise à plat des roulements, la diminution
des relèves, accompagnement de bout en bout, homogénéisation des
équipages, accompagnement à un seul ASCT et suppression du
quatrième agent sur les trains de nuit à tranches multiples.
SUD-rail condamne ce projet qui provient de la suppression de la
péréquation Corail/TGV et de l’augmentation aberrante des péages
pour payer la dette d’RFF( et de par là même, de nouveau,
engraisser les banques, bloquer les salaires des cheminots et
participer à l’augmentation du chômage par le gel des
embauches).
La DDT a imaginé une nouvelle affectation des
charges de travail entre ECT sur le critère unique du coût des
ASCT. Les ECT les plus économiques en terme d’accompagnements(
respect d’un coefficient RCM imposé et non plus calculé,
embauche de CDD que certaines ECT n’hésitent pas à utiliser en
bafouant la réglementation…) se voient affecter une charge de
travail supplémentaire sans les effectifs nécessaires au
détriment des autres. Par ailleurs, SUD rail refuse que l’on
impose ces nouveaux critères de répartition de charges décidés
de façon unilatérale qui entraînent une fois de plus une
dégradation des conditions de travail des agents et globalement
la baisse des effectifs roulants ( Starter en 2003 et futur
budget d’austérité 2004 prévisible). Aussi, nous exigeons une
répartition de la charge GL dans tous les ECT et que cette
répartition fasse l’objet d’une concertation nationale afin de
préserver une équité entre les ECT.
Les nouveaux critères d’équipement des trains
La DDT impose un nouveau critère : l’occupation des trains. Cela
entraîne la suppression d’un agent sur certaines relations. La
base de l’étude repose sur une fiche multicritère prenant en
compte un ensemble d’éléments décidé de façon unilatérale par la
DDT (transversale Grand Sud suppression d’accompagnements pour
Nîmes et Toulouse, TGV Paris Lille suppression de l’agent B).
Pour être complet, en Ile de France, malgré l’accident récent de
la ligne D encore dans toutes les mémoires, la DDT attaque la
deuxième phase de la mise en place de l’EAS sur Paris Nord (-
6.7 journées de travail) et la suppression des navettes
Bondy/Aulnay sur Paris Est (- 12.1 JT) remplacées par le tram
train sans ASCT. La ré humanisation de la banlieue est bien vite
oubliée ! de plus, il est intolérable que la baisse
conjoncturelle des agressions ne soit utilisée par la direction
que pour calculer les suppressions d’effectifs au vu des risques
de retour à des situations antérieures qu’elle prend en toute
connaissance de cause.
SUD-rail condamne une nouvelle fois l’EAS et réaffirme que les
besoins en équipement des trains ne peuvent pas reposer sur les
critères de la DDT mais sur des critères d’amélioration des
conditions de travail, de sécurité, de sûreté et une véritable
prise en compte raisonnée de la lutte contre la fraude. Nous
préconisons un équipement minimum de deux agents sur tous les
trains de jour et un minimum de trois agents sur les trains de
nuit.
Par ailleurs, SUD-rail trouve inadmissible, au vu de la
situation dans les établissements aujourd’hui le non recrutement
de 136 ASCT budgété en 2003. La conséquence de cet état fait
apparaître sur le terrain le sous effectif chronique des ECT
entraînant des postes non tenus, des agents B virtuels, des JT
au limites du RH 0077, des congés RM refusés, des RP décalés
repoussés et parfois non attribués.
Lorsque l’on connaît les besoins des usagers non satisfaits, la
nécessaire amélioration des conditions de travail des ASCT et la
montée pernicieuse du chômage dans notre pays il est intolérable
que la direction joue à fond le jeu du libéralisme et
compromette pour longtemps le développement de notre entreprise.
Les ASCT doivent se mobiliser contre les
projets néfastes de la direction déléguée trains en matière de
répartition de la charge de travail, la lutte doit s’organiser
nationalement car les conflits locaux ne peuvent que déplacer
les problèmes sans les résoudre sur le fond. Dés aujourd’hui,
construisons ensemble le rapport de force nécessaire si nous
avons la volonté de combattre vraiment les orientations de la
direction. |