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Priorités revendicatives
Un syndicalisme
"Solidaire, Unitaire et Démocratique"
dans les transports.

Pour un syndicalisme d'avenir.

Depuis des années, nous vivons dans un monde de régression sociale.

Détruite par le chômage, notre société se délite et éclate.

La moitié du monde vit dans la misère ou sa menace, l'autre moitié est sommée d'en supporter les coûts de plus en plus importants.

Le nombre d'exclus progresse rapidement, les inégalités sociales (inégalités salariales, de patrimoines, de logements, de droits….) s'accentuent. Les portes de l'espoir sont solidement cadenassées par les nouveaux maîtres de l'économie : économisme, libéralisme, capitalisme.

L'ensemble des "décideurs" politiques est aujourd'hui soumis au discours et aux dogmes libéraux et à la politique monétariste mise en œuvre depuis de nombreuses années.

L'économie n'a jamais cessé de produire des richesses en progression. En 10 ans, la France s'est enrichie globalement de 25%. Mais le produit de cette évolution n'a pas été investi dans la santé, les transports les écoles ou l'emploi.

Il faut donc inverser les priorités et imposer une économie au service des hommes.
Des priorités revendicatives et d'action à la SNCF aujourd'hui.



Si les cheminot(e)s ont victorieusement refusé un recul social majeur sur les retraites et le contrat de plan, les résultats obtenus ne sont jamais définitifs et restent partiels.

Les trois priorités essentielles de notre action à la SNCF visent :
  • A préserver, consolider et développer l'emploi.
  • A imposer un avenir pour le service public donc pour les cheminot(e)s, et la satisfaction des besoins des populations.
  • A réduire les inégalités sociales sans remises en cause des acquis existants.


    De ces priorités pour les agents des établissements Trains découlent des orientations revendicatives concrètes.


    Notre priorité à l'emploi impose des luttes "tous azimuts" pour :
  • 32h pour tous sans perte de salaire et sans augmentation de productivité ce qui nécessite le rattrapage du manque d'effectif issu d'une politique de suppression jusqu'en 1999, d'un volet effectif insuffisant pour le passage aux 35h et la reprise du trafic depuis 2000.
  • Le refus de toute restructuration, entraînant la suppression de moyens humains dans l'entreprise ou la dégradation des conditions de travail des agents.


    Notre priorité pour le service public impose des actions sans relâche pour :
  • La présence renforcée de personnel au statut dans les gares et les trains pour un service de qualité aux utilisateurs du chemin de fer.
  • Une autre politique pour les salariés des transports dans notre pays. A la concurrence sauvage du "marché", nous substituons une complémentarité, une solidarité et une coopération entre les salariés du transport.
  • Un statut des cheminot(e)s renforcé et consolidé, ce qui suppose qualification, formation, sécurité de l'emploi, droits sociaux...


    Notre volonté de réduire les inégalités sociales se traduit par des revendications unificatrices.
  • Augmentation des salaires en somme uniforme : 250 euros pour tous et un salaire de base minimum de 1250 euros net mensuel.
  • Alignement des allocations familiales, des déplacements, indemnités, et autres, sur les taux les plus élevés.
  • Statut identique et même droits pour tous, ce qui nécessite l'embauchage au cadre permanent du personnel précaire et la titularisation des contractuel(le)s...
  • L'accord flexibilité a introduit le temps partiel imposé. C'est inacceptable et contraire au code du travail. Toutes les embauches doivent s'effectuer à temps complet, le temps partiel restant un choix personnel de l'agent.
  • Le texte de l'accord 35h doit être appliqué et à chaque départ doit correspondre un passage immédiat à temps complet.