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La formation professionnelle fait partie des axes revendicatifs de SUD-Rail.
Pour SUD-Rail, la SNCF doit être en mesure de dispenser à chaque cheminot(e)s une formation professionnelle continue, de qualité et en quantité suffisante, afin que chacun(e) puisse bénéficier d'un déroulement de carrière, de salaire correct et d'un maintien de ses connaissances.
De plus en plus souvent, la formation est négligée par la SNCF, par manque d'effectif. Trop d'agents passent encore à côté des dispositifs de formation, soit parce que les "impératifs de productivité " empêchent de dégager les agents pour suivre les stages, soit parce que la SNCF ne juge pas utile de former les cheminot(e)s concernant tel ou tel aspect du métier.
SUD-Rail n'accepte pas que la SNCF puisse considérer la formation professionnelle comme secondaire.
En matière de formation, SUD-Rail revendique :
une augmentation des moyens consacrés à la formation (en argent, en locaux adaptés et également en effectifs)
un crédit de jours de formation attribué à chaque agent afin de contribuer au maintien de ses connaissances et de ses acquis.
la mise en place de tuteurs au plus près des nouveaux embauchés, pour ces tuteurs, un crédit d'heures de formation (pédagogie...).
Dans la filière trains, les besoins en formation sont énormes. On constate que les ECT ne dispensent pas les formations en fonction des besoins, mais en fonction d'opportunités diverses : effectifs à disposition, salles, formateurs...
Il faut que la formation soit réellement prise en compte dans les ECT comme éléments incontournables d'évolution des ASCT et du service rendu à la clientèle et non comme un élément secondaire dépendant de baromètres "productifs".
Quelle que soit la formation particulière reçue, notamment linguistique, celle-ci doit en aucun cas déterminer l'accès à un roulement ou à un accompagnement.
Octroi de journées de congés supplémentaires pour tous les personnels en ECT inscrits aux cours du CNED.
La formation dans la filière doit s'articuler autour des thèmes suivants :
Sécurité des circulations :
L'ASCT est un acteur de sécurité à part entière.
Remettre réellement les ASCT dans la chaîne de sécurité et ne pas, au fil du temps, l'en exclure au nom des gains de productivité (E.A.S.). Une formation annuelle en salle est impérative.
Tarifaire :
Décider définitivement d'une vraie politique tarifaire, accessible à tous les usagers, éviter que les ASCT n'apprennent les nouveautés par des canaux étrangers à la SNCF (usagers, médias...) et définir réellement la place de l'ASCT dans la chaîne commerciale.
En 10 ans, nous sommes passés de la répression au commercial et vice versa et ceci à plusieurs reprises !
Et au-dessus de tout, éviter qu'à chaque contrôleur corresponde une méthode de régularisation personnelle.
Juridique :
Limite du rôle d'intervention des ASCT.
Ses droits, ses obligations doivent être clairement définis en tenant compte du contexte social le mettant de plus en plus en porte à faux.
Dans le cadre de cette formation, il faut que soit abordé l'aspect sûreté à bord des trains en lien avec la SUGE mais sans tourner à une formation style "combat".
Langues :
Chaque ASCT doit avoir la possibilité d'apprendre la langue de son choix.
Nous demandons une remise à niveau annuelle, mais nous refusons tout constat de connaissance entraînant, en cas d'échec, une suspension de la prime de langue. Cette prime doit être, quelle que soit la langue, payée sur le taux le plus élevé actuellement. Elle doit être perçue en maladie, congés...
Formation premiers soins :
Nous demandons que tous les ASCT bénéficient de cette formation.
Toutes les formations doivent être dispensées par des formateurs qualifiés
Une des causes faisant que les ASCT appréhendent les formations est la perte financière entraînée par les stages en salle.
Nous demandons que les formations dispensées n'entraînent aucune perte financière.
Afin de réaliser ces formations de base, SUD-Rail revendique une base minimum annuelle de 5 jours de formation professionnelle.
Toute autre formation supplémentaire doit donner lieu à un crédit supplémentaire.
Les heures de formation doivent être prises en compte dans le calcul des effectifs.
Modernisation, évolutions techniques, développement des nouveaux services, maintien des connaissances, évolution de carrière sont les raisons qui justifient la revendication du droit à une formation de qualité.
Les élu(e)s SUD-Rail feront le maximum afin que la formation professionnelle soit enfin considérée par la direction comme un atout pour l'entreprise et les cheminot(e)s et non comme une charge "improductive". |