
 |
 |
 |
|
Sécurité, aggressions, sureté dans les trains |
 |
|
Un constat :
Selon les chiffres de la SNCF, en 2000 l'augmentation des actes délictueux contre les voyageurs a été supérieure à 30%.
Plus de 1380 agents (dont une forte proportion de contrôleurs) ont été victimes d'une agression entraînant une incapacité temporaire ou définitive de travail.
Les situations à risques et la violence se développent et aboutissent à des traumatismes irréversibles.
SUD-Rail engage prioritairement l'action pour imposer des choix visant à faire reculer l'insécurité.
Réduire les inégalités dans la société :
La violence et les agressions trouvent leur source dans une société où les inégalités se développent. Chômage important, précarité, injustices sociales, alimentent l'insécurité.
La direction se cache devant "l'évolution de la société" pour justifier l'augmentation des agressions contre les voyageurs et contre les agents. Contribuant à l'évolution de cette société par sa politique de l'emploi qui allie productivité et précarité, elle refuse de dégager les moyens nécessaires pour faire face à cette situation.
Les chômeurs et les précaires doivent bénéficier de tarifs sociaux réduits ou gratuits.
Développer l'emploi, mettre les moyens indispensables dans les trains et dans les gares.
Le bilan de la suppression des contrôleurs en région parisienne est connu : la fraude et l'insécurité sont en progression constante. SUD-Rail s'oppose donc à toute suppression d'agents sur les trains et refuse le système de l'EAS (Equipement à Agent Seul).
Concevoir les gares pour plus de sûreté :
Outre la nécessité de gares ouvertes, avec du personnel commercial et d'accueil en nombre suffisant (et au statut), la conception des gares doit faire l'objet de concertations préalables avec le personnel (des gares et aussi ASCT).
Accueil / Filtrages :
SUD-Rail ne considère pas l'accueil filtrage comme la solution miracle tant vantée par la direction. Les opérations de filtrages ne doivent pas aboutir à reporter sur une autre gare ou d'autres trains les problèmes en les accentuant.
Dans le cas d'événements ponctuels ou de manifestations du type Franco folies, Printemps de Bourges…ainsi que pour les trains difficiles l'accueil filtrage peut s 'avérer nécessaire. Il doit être fait par des agents(au statut et en nombre suffisant) des gares et des trains avec un appui Suge.
Dans tous les cas, l'équipement prévu sur le train doit être maintenu.
Le travail des ASCT est à bord des trains. Le dictionnaire des filières doit être respecté.
Les droits et pouvoirs des contrôleurs en question :
Le législateur a renforcé, il y a quelques mois, les pouvoirs des ASCT (loi sécurité au quotidien). Pour SUD-Rail ce n'est pas forcément la bonne réponse au problème posé.
Il est surtout nécessaire d'obtenir, en cas de besoin, l'assistance des forces publiques (police ou gendarmerie) dans les gares et de la surveillance générale dans les gares et les trains
SUD-Rail est favorable à une application stricte de la législation et demande le développement des formations (juridiques/ placement) des agents.
Accidents :
En cas d'accident de personne sur la voie, nous demandons à ce que l'ASCT soit systématiquement relevé et bénéficie d'un suivi moral et psychologique s'il le désire.
S'il en fait la déclaration, l'agent doit être considéré en accident du travail, sans tracasserie de la part de la caisse de Prévoyance.
D'autres mesures complémentaires sont nécessaires :
L'amélioration de la couverture des téléphones portables et le développement de dispositifs techniques.
La sécurisation des foyers.
L'accompagnement et le soutien des agents après une agression.
SUD-Rail revendique :
Dans le cas de reclassement, une indemnité mensuelle versée par l'entreprise afin de compenser la perte des EVS (dans tous les cas).
L'application du document national "prévention des agressions et accompagnement des agressés " du 12/01/98 et la signature de tous les accords régionaux.
La signature d'un accord national basé sur le meilleur de ce qui est contenu dans les accords régionaux.
La relève immédiate et systématique de l'agent qui a subi une agression.
La convocation immédiate du CHSCT concerné.
Dédommagement par la SNCF des sommes dues à l'agent lorsque l'agresseur n'est pas identifié, condamné par défaut, pas solvable...
Aucune perte de salaire.
Le directeur de l'établissement est responsable de l'intégrité physique et morale de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions. |
 |
|
|
 |
|
|
|