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Quotidiennement, cette structure disposera d’une
rame TGV Duplex sur la relation Paris/Avignon/Marseille/Toulon.
Elle sera accrochée à une rame « classique SNCF ». Avec une
dénomination des espaces du bas « bien être » et du haut «
animation ». Les résas seront disponibles, sur le web, 4 mois
avant. Les billets seront uniquement vendus, par Internet, avec
une offre échelonnée sur 24 niveaux de prix. Un accueil
embarquement sera effectué avec la présence d’un agent
supplémentaire de l’EEX dédié "iTGV". L’accompagnement sera confié
à un ASCT, prenant l’appellation de «superviseur ».
La
direction part d’un double constat selon lequel : * d’une
part, la concurrence aérienne pourrait gagner des parts de marché
avec sa gamme tarifaire à bas prix « low cost » * d’autre part
la livraison anticipée de rames duplex sur le Sud-Est laisserait
de nombreuses places disponibles à bord de TGV. La direction
présente son projet I TGV comme un produit supplémentaire capable,
à la fois, de concurrencer le transport aérien et d’amplifier la
capacité à délivrer des billets par internet.
Les raisons de l’opposition SUD-rail : Le but
premier est de créer une filiale dénommée I-TGV. Partant du
principe libéral dicté par Bruxelles, que toute concurrence permet
à terme le développement des parts de marché et la réduction des
coûts, la SNCF n’hésite pas à lancer les cheminots dans la
concurrence interne. La SNCF fait du zèle, en accélérant le
processus de concurrence interne, et n’hésite pas à sacrifier les
cheminots en ignorant les conséquences en terme d’emploi et en
bradant les conditions de travail.
1- Les guichetiers,
aux oubliettes L’offre Internet « exclusive » représente,
clairement, la fermeture à cours terme des Centres d’Appels Lignes
Directes ne disposant pas d’une gamme tarifaire attractive. Elle
représente également à moyen terme l’abandon d’une partie des
ventes aux guichets, donc une réduction d’effectifs. L’accès 4
mois avant aux résa vise clairement à remplir ces trains sans
avoir recours à la délivrance des billets par le réseau habituel
de vente.
2-Dumping social dans les ECT i TGV a
également comme vocation de favoriser la concurrence entre les
ASCT et de réduire encore les coûts d’accompagnement, au détriment
de la sécurité, de leurs conditions de travail et, demain, de
leurs salaires. On ne peut brader le haut niveau de formation des
ASCT, aujourd’hui requis dans notre entreprise. On ne peut
accepter la création de filiales dont le but est de remplacer les
salariés disposant d’un statut et d’une formation solide, par une
main d’œuvre bon marché, sous payées et corvéables à merci.
Inutile de préciser que l’accompagnateur d’un convoi I TGV ne
serait plus soumis aux exigences et contraintes inhérentes à la
fonction d’ASCT.
3- La privatisation se dessine derrière
la gestion par activités Pour SUD Rail, i TGV ouvrirait la
voie à une privatisation des activités (TGV, TIR, ITGV, TER, FRET,
etc.…) . Nous ne saurions accepter qu’en PACA et, demain, dans
d’autres régions, i TGV se créée avec comme dessein la casse du
statut des personnels SNCF et la précarisation des futurs
embauchés.
Il nous faut inverser la logique libérale
qui guide notre entreprise et le gouvernement en matière de
politique des transports. Seul un rapport de force qu’il nous
reste à construire comme en novembre 1995 y parviendra. |