Lois Perben et Sarkozy
Travailleurs Sociaux SNCF, vous êtes aussi
concernés !
Les "lois Perben et Sarkozy" souhaitent mettre la dénonciation et la
répression au cœur du fonctionnement du secteur social. Les
travailleurs sociaux sont en première ligne dans ce processus, même
ceux de la SNCF !
En effet, les éducateurs, les assistants sociaux, et tous les
intervenants chargés de près ou de loin d'actions éducatives devront
désormais communiquer tout document nécessaire à l’enquête
judiciaire sans que puisse leur être opposé, sans motif légitime,
l’obligation au secret professionnel.
Dans le projet de loi Sarkozy de prévention de la délinquance, le
travailleur social devra signaler au maire l’identité de chaque
personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou
matérielles.
L’usager même délinquant n’est pas un ennemi
Jusqu'à présent, la justification prioritaire du "travail social"
résidait dans une aide (éducative ou non) apportée à des individus
ou groupes d'individus précis. Cependant, une autre vertu ou
objectif secondaire pouvait être attribué (au moins par les
politiques) à ce "travail social": les aides apportées par ces
professionnels auprès de leurs publics spécifiques devaient, par
"ricochet", permettre un climat social global plus stable. Ce second
objectif ne devant être que la conséquence, plus ou moins mécanique,
d'une action clairement et exclusivement ciblée dans l'intérêt des
populations bénéficiaires de ce "travail social", ce second objectif
n'était alors pas de la responsabilité directe des travailleurs
sociaux. Aujourd’hui la donne change en transformant l’acteur social
en encadrant social.
QUESTION : Qui peut croire qu’une personne se confiera si elle pense
qu’elle peut être dénoncée ?
Travailleurs sociaux : oui ! - Collabos : non !
L'enjeu majeur ne serait plus d'aider les populations ciblées par le
"travail social" mais de les contenir afin qu'elles ne gênent pas
(en priorité, faire des "travailleurs sociaux", des agents de la
"paix sociale" au détriment de leur mission première). Cette
tentative du politique a pour première conséquence de contraindre le
"travailleur social" à agir d'abord pour son institution et de moins
en moins pour les usagers, d'où une perte d’autonomie et d’identité
professionnelle.
Action sociale de la SNCF: quels enjeux pour
demain ? Service social ou au service du management...
Les assistants sociaux SNCF doivent de plus en plus ajuster leurs
méthodes de travail aux objectifs de l'institution (donc de la
Direction de l'entreprise), au détriment parfois des usagers et de
la déontologie professionnelle. Ce qui garantit peu ou prou
l’identité des travailleurs sociaux (et non de gestionnaires des
personnels), c'est la distance vis à vis de l'encadrement des
établissements ferroviaires.
A terme l'Action Sociale SNCF pourrait se transformer en un travail
d’une part de contrôle des salariés pour le compte de l'encadrement
de l'entreprise et d’autre part d’un accompagnement des conséquences
des contraintes économiques (ce qui n'exclura pas, pour la forme,
telle ou telle aide individuelle).
La vigilance des acteurs sociaux de terrain est absolument
nécessaire afin de résister aux dérives et afin de préserver le lien
de confiance avec les usagers. Ce même lien de confiance que
voudrait faire exploser Sarkozy.
Si nous (employés de l'Action Sociale SNCF) nous considérons encore
comme des "travailleurs sociaux", nous devons être solidaires et
concernés par le mouvement national qui se met en place contre les
lois Sarkozy, Perben et contre les autres atteintes aux diverses
politiques anti-sociales (RMI/RMA, réforme de l’UNEDIC etc.).
GRÈVE et MANIFESTATION NATIONALE à PARIS le 17 MARS
Rendez-vous 12 H 00 Métro GOBELINS
A la SNCF un préavis national SUD Rail est déposé pour 24 heures du
16 mars 18 heures au 17 mars 18 heures. |